|
| |
| The Pogues sont les plus grands... Une musique unique faite de
rock, folklore irlandais dans un esprit punk and blues. L'épave miraculée Shane Mac
Gowan, poête décalé auto-destructeur a été virée, c'était le principal compositeur
/ chanteur et surtout l'âme du groupe... Mais le groupe a poursuivi honorablement sa
route, jusqu'à de nouvelles cassures... depuis c'est flou. Il semble y avoir une petite
guerre et Mac Gowan a appelé son nouveau groupe, the Popes... avec lequel il essaie de
retrouver goût à la vie... Spider Stacy, Andrew Ranken et Darryl Hunt ont de leur côté
un nouveau groupe The Wisemen qui commencent à faire parler d'eux...
Les Pogues, c'est toute ma jeunesse mais je crois que sensiblerie mise à part tout
est bon. Depuis le premier album jusqu'au dernier... Et tous ont leurs propres
qualités... Mon album préféré, comme souvent, est le premier que j'ai eu... en plus
c'était mon premier CD... donc forcément... Et puis c'était le best of. Après, ça
s'est vite enchaîné, mais on va procéder chronologiquement. |
 |
| Red Roses for me est un album très simple. Il donne le ton de ce que sera la
suite. Les ballades et les chansons plus rapides, plus rock, voire punk se côtoient
harmonieusement. C'est un album d'un petit groupe, apparemment pas ambitieux mais qui a
des qualités mélodiques évidentes; de plus ils sont sur un nouveau créneau. La
succession des Dubliners, groupe de folklore irlandais incroyablement sympathique est
assurée, avec une légère actualisation rock. Un album sympa donc, mais sans doute celui
qui a le moins marqué. Peut être car la voix rocailleuse de Mac Gowan est encore
adolescente et n'a pas donné sa pleine mesure... |
 |
| Rum Sodomy & the lash est sans doute le plus célèbre, l'album culte des
Pogues... avec beaucoup de classiques (A pair of brown eyes et bien sûr le
standard Dirty Old Town). C'est aussi un album un peu plus brut que les autres.
Toujours la simplicité mais des chansons encore plus accrocheuses et une production à la
hauteur (Elvis Costello). La pochette -dans laquelle un oeil éxercé et savant pourra
reconnaître les membres du groupe- a vraisemblement contribué à ce succès ... Les
chansons sont variées et l'album est emprunt d'une ambiance particulière (western
irlandais mélancolique ou drame javanais bucolique, c'est selon). La voix de Mac Gowan
s'affirme. Les Pogues décident de conquérir le monde. |
 |
| If I should fall from grace with god est l'album le plus fabuleux des Pogues,
tous les ingrédients sont là. L'album est extrêmement varié. En effet, des
instrumentaux en hommage au vieux jazz, des moments de bravoure à la Noir Des', des
classiques irlandais, des expérimentations... l'album le plus complet, rien à redire. Si
tout de même une des plus belles chansons des Pogues, ce qui n'est pas peu dire... Fairytale
of New York, qui est aussi la première chanson que j'ai écoutée sur mon
premier CD... Y a pire pour commencer. Un duo improbable entre Shane et Kirsty MacColl, la
voix céleste voire lactée. |
 |
| Peace and love est également un album complet encore plus ouvert à cette
musique new yorkaise. Explication: le groupe se démocratise et Mac Gowan n'écrit et ne
chante que sur la moitié de l'album. Tout le mode s'attelle à la tâche et on peut alors
se rendre compte que les Pogues ne sont pas le groupe d'un seul homme. Mais sa voix et son
charisme restent indispensables, ses interventions le prouvent, Misty Morning, Albert
Bridge en tête. Cet album au demeurant sympathique marque tout de même quelque
chose de regrettable: plus de trace de musique irlandaise (enfin de vraie musique
irlandaise), c'est la première fois que cela se produit. |
 |
| Hell's Ditch. Pour le coup, Mac Gowan remet un coup de collier. Il est
partout et a des moments d'inspiration géniale comme Summer In Siam par exemple,
une chanson habitée par une triste, triste mélancolie. Chanmé. Et puis Hell's Ditch
itself où il se rapproche de Tom Waits pour le grain de voix et les paroles. Certaines
chansons sont hantées et on découvre des atmosphères et des subtilités soniques
auxquels nous n'avions pas été habitués (cf. Lorca's Novena). Un album inégal comme on
dit. Des chansons moyennes style House of the gods n'étant pas à la hauteur et
des moments de grâce. |
 |
| Waiting for Herb ou quand vous êtes attendus au tournant. La rupture,
inévitable, est consommée. Les Pogues restent, Mac Gowan part. Autant dire que les
derniers penchants punk rock disparaissent. On a tous cru que c'était fini, que jamais ce
groupe amputé de son élément principal (fût-il parfois un poids) ne referait quelque
chose à la hauteur de son glorieux passé. Spider Stacy se charge de chanter et tout le
monde écrit. On a beaucoup changé depuis Red Roses mais le talent demeure. Certes, il
faut aimer la pop / rock music mais certaines chansons rappellent les Pogues, les vrais (Big
City, My baby's gone) et d'autres s'essaient à de
nouveaux genres exotiques (Girl from The Wadi Hammamat). |
 |
Pogue Mahone. Dur d'en parler, je ne le connais pas bien et donc dur d'en
dire du bien je suppose car si je ne le connais poas bien, ce n'est sans doute pas sans
raison... (en dehors de la pochette). Il faut aimer les Beatles... mais pas très
inspirés. Un joli duo Stacy / une meuf (Anniversary), une chanson vorace en français
(Amadie) et puis on retourne au boulot ou on splitte.
Ca pourrait être un bon album s'il n'était pas des Pogues... mais manque de pot, c'en
est justement un. Et c'est vraisemblablement le dernier. |
 |
| The Snake est le premier album du ressuscité. Bon il serait éxagéré de
dire que cela s'entend et même que cela se voit (il tire un peu la gueule même quand il
sourit). Mais ilne souffre pas absolument pas la comparaison avec ses collègues des
Pogues. Dés le début on retrouve cette voix rocailleuses et ces inspirations rock brut.
Un retour aux sources, un album qui déménage, qui remet tout à plat. On ne se disperse
pas et on savoure le retour à la vie par le retour aux vraies valeurs. On regrettera
cependant quelques réminiscence de ce qu'il a fait avec les Pogues (auto-plagiat). Merci
Shane, vous avez fait un long voyage? |
 |
| he Crock of Gold est, je crois, le dernier en date... Le ton est plus doux,
apaisé. Mièvre? Il ne faut rien éxagérer... mais il est clair que c'est pas le déluge
sonique. Bon c'est bien beau de revenir à la vie mais faut se bouger après. Des beaux
moments néanmoins comme Lonesome Highway par exemple, en se forçant.
Enfin, on a 17 chansons en plus dans la valise et malgré quelques fautes de goûts, on en
sort toujours heureux. Finalement, l'essentiel, c'est que cet homme dépravé soit
toujours là, parmi les vivants. et qu'il veuille que ça continue. On attend le prochain
avec toujours le même fol espoir et l'ompossibilité d'être déçu. C'est ainsi, le
miracle permanent. |
 |
Tous les albums des Pogues :
|